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Showing posts from May, 2026

Ma Foi, l'IA...

Je sens que j'ai un corps, je sais que j'ai un esprit, je crois que j'ai une âme qui est faite de l'amour que je porte aux autres. Ce n’est pas une profession de foi scolaire. C’est l’ordre dans lequel je me tiens quand tout va un peu trop vite. Le corps me rappelle que je suis incarné avant d’être convaincant. L’esprit me rappelle que je peux me tromper même quand je suis lucide. L’âme, je ne la « sais » pas au sens d’une preuve. Je lui fais confiance comme on tient une rampe dans l’escalier, parce qu’elle m’ouvre à ce qu’il y a en moi de plus grand que moi, cette part qui me dépasse et qui pourtant m’est plus proche que je ne le suis à moi-même. Et l’amour porté aux autres n’est pas un sentiment de carte postale. C’est ce qui m’oblige encore à regarder un visage plutôt qu’à le réduire à une idée que je me fais de lui. Le corps, l'esprit et l'âme comme danse de la vie, vue par Midjourney. Je ne parle pas de trois morceaux d’un même puzzle qui s’emboîteraient un...

L'IA digne de confiance ?

La question m'est revenue plusieurs fois ces derniers mois, toujours dans des situations très concrètes : un collègue hésite à valider une synthèse générée, une équipe veut automatiser une partie de son flux, un étudiant me demande pourquoi vérifier encore si la réponse est fluide et bien écrite. Je remarque que le débat part rarement de la technique ; il part d'une expérience humaine faite de doute, de malaise et parfois de fascination. Faire confiance, dans ce contexte, n'est pas une préférence abstraite : c'est accepter une vulnérabilité, donc un risque. Sans risque, il n'y a pas de confiance ; il n'y a qu'exécution. C'est précisément pour cela que l'IA brouille les lignes : elle parle bien, elle structure vite, elle donne une impression de maîtrise.  Une perspective économique rappelle ici que la confiance dépend des incitations, des dépendances et du coût de contrôle. Une perspective sociologique rappelle qu'on ne fait jamais confiance seul ...