Ce dimanche matin, en repensant mon cours Le Leadership Digital pour le prochain semestre, je me suis retrouvé face à une question simple qui ne l'était pas : comment transmettre le care ? Pas le script de bienvenue - cela, on sait le faire. Mais cette attention qui fait qu'un touriste, une client, un patient... se sent vu. J'ai dessiné une grille, neuf cases, trois colonnes : faire soi-même, faire faire, faire-avec. À chaque niveau : faire, bien faire, faire le Bien. Ce tableau matinal nomme ce que nous pratiquons souvent sans le voir - et ce que nous risquons de perdre. Comment faire ? C'est la question élémentaire, celle du débutant comme du professionnel pressé. On cherche la procédure, le geste qui tient. À la réception : enregistrer, orienter, répondre. Rien de spectaculaire : de l'exécution. Pourtant sans cette base, tout s'effondre. Comment bien faire ? Faire ne suffit pas : il faut viser l'excellence. Bien faire, c'est maîtriser son geste au...
Croyez-vous en l' auto-planète , un monde où les machines travailleront à notre place? Non? Alors, gardez vos employé.e.s. J'ai écrit cette phrase en haut de mon carnet après avoir réalisé mon habituel dessin matinal. Je ne l'ai pas écrite contre la technologie, ni par nostalgie d'un monde sans automatisation. Je l'ai écrite comme une alarme logique. Une entreprise peut remplacer un salarié par une machine en quelques semaines. Une société, elle, doit continuer à porter la personne qui sort du cadre. Mon schéma part de là: ce qui ressemble à un gain local peut devenir une perte systémique si la boucle économique n'est plus alimentée par des revenus humains. Dans la première case, tout semble banal - et justement essentiel. Deux personnes travaillent dans l'entreprise. Elles produisent, reçoivent un salaire, consomment, paient des cotisations et des impôts. Le flux est discret, presque invisible, parce qu'il est normal. Pourtant c'est ce flux qui tien...