J’ai dessiné ce triangle un matin, après une séance où tout le monde applaudissait une démo d’IA et où je sentais pourtant que quelque chose manquait. Pas l’outil : une tenue. Au centre, en rouge, j’ai écrit ce que je vivais de plus en plus moi-même : « je n’utilise pas l’IA » - non par vertu, mais parce qu’un des trois sommets me lâchait. Savoir quoi faire : est-ce que je peux l’expliquer sans me cacher derrière le jargon ? Savoir comment faire : est-ce que je pourrais au moins esquisser la mise en œuvre, programmer, automatiser, déléguer - ou est-ce que je me contente d’appuyer sur un bouton ? Savoir contrôler : est-ce que je vérifie encore, ou est-ce que la fluidité de la réponse m’a déjà convaincu ? Ce n’est pas un trilemme au sens de « choisissez deux options sur trois ». C’est un triangle de conditions : sans les trois, je retombe au centre. Et ce centre n’est pas une retraite ; c’est un aveu. J’ai longtemps hésité sur le mot trilemme . Puis j’ai compris ce qui le rendait juste :...
Qu'est devenu l'apprentissage avec l'IA ? Je me mets dans le trend de profusion des canvas, des tableaux et des grilles assistés par l'IA qui abondent en ce moment sur les réseaux sociaux. Il est de fait pas désagréable de pouvoir rapidement visualiser et partager ses concepts. Pour autant qu'on ait pris le temps de penser avant... Voici donc ma grille du partage du travail cognitif . Au cœur de cette grille 6x4 se trouvent six lignes de Bloom et quatre colonnes de délégation. Chaque cellule décrit, de façon générique, qui fait quoi dans la tête et dans la boucle avec l'outil : ancrage et récupération entièrement humains, assimilation sous pilotage intentionnel, focalisation sur l'artefact produit par le système, ou automatisation du sens et de la chaîne. La grille théorique sert à nommer la répartition du travail mental. Verticalement, la taxonomie de Bloom fixe le régime cognitif visé, de la mémorisation à la création. Horizontalement, la théorie des ins...