À l’heure où l’IA domine l’espace de l’écrit et de la performance informationnelle, l’examen sur ordinateur risque de n’évaluer que l’ombre de la pensée : la production de signes dans un milieu où la machine excelle déjà. Dans cet essai je propose de déplacer l’évaluation vers ce qui demeure irréductiblement humain — présence, vécu, émotions, responsabilité, tenue intérieure — tout en assumant un dilemme vertigineux : dès qu’une conscience s’exprime, elle devient information, donc potentiellement récupérable et ... imitable, simulable, générable. Dès lors, l’enjeu n’est pas de fuir le symbolique (impossible), mais de le subordonner, afin que l’école forme des consciences plutôt que des opérateurs, et que l’examen redevienne un rite de vérité plutôt qu’une simple vérification de compatibilité avec le monde-machine. Le clavier ne mesure que l’ombre Un examen sur ordinateur évalue aujourd'hui principalement la capacité d’un individu à produire des signes dans un espace où la machine ...
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